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 » L’intelligence mentale qui est mesurée à l’école et dans de nombreux centres de formation (parfois en vue d’une orientation scolaire et/ou professionnelle) permet de déterminer ou mesurer une certaine capacité, appelée quotient intellectuel (QI). Elle est la forme d’intelligence la plus connue dans le monde. Elle est manifestement celle à laquelle tous les Etats et Nations accordent le plus d’importance, d’où le niveau des budgets consacrés à la formation et à l’éducation nationale (scolaire, universitaire et professionnelle).

Ce que Té Waffo Bùguong m’a transmis comme message à ce propos et que je fais suivre aux futurs vrais entrepreneurs africains, c’est qu’il faut plus que le QI pour réussir. Loin de moi l’idée selon laquelle cette éducation à l’école serait inutile. J’ai d’ailleurs observé que si mon grand coach avait un réel regret, c’était de ne pas pouvoir lire et écrire couramment en aucune langue et surtout ni en Français ni en Anglais, même s’il s’exprimait et comprenait assez bien les deux langues. Il aurait certainement souhaité avoir un niveau scolaire pouvant lui faciliter la vie dans ses affaires…

Quoi qu’il en soit, les enseignements reçus au sujet de l’intelligence dite mentale ou rationnelle sont très édifiants et sont restés gravés dans ma tête pour toujours.

La première leçon sur le fait que le QI ne suffit pas a eu lieu un autre samedi de 2014, mais sans séance de coaching prévue, en pleine saison dite des pluies au Cameroun. C’était en réalité à l’occasion des funérailles d’un de ses amis, un autre grand notable bamiléké, mort en 1995.

[[Pour les lecteurs non bamilékés, il convient de noter ici que ce peuple procède parfois aux obsèques de leurs proches (cérémonies d’inhumation), mais « gardent » les funérailles dites traditionnelles pour plus tard, parfois plusieurs années, funérailles faites de rencontres particulières, de danses diverses, de rites multiples et de repas copieux et spéciaux, etc.]].

Ce samedi-là, les différents accès du site des dites funérailles étaient particulièrement difficiles, à cause de la boue et du caractère très glissant des routes de l’ouest Cameroun, pendant ou juste après les pluies, lorsque ces routes ne sont pas bitumées.

Comme par exception, Té Waffo Bùguong et moi n’étions donc pas dans notre cadre habituel d’accompagnement, mais disposions de beaucoup plus de temps.

Il était, à le regarder, très mécontent, sans aucun doute, et ne cessait de lorgner ses belles chaussures tâchées de boue. Il en voulait particulièrement au successeur du défunt (nouveau chef de famille).

A mon arrivée sur les lieux après lui, nous avions à peine échangé nos salutations d’usage qu’il m’avait dit, en pointant son doigt sur l’organisateur principal des funérailles, que celui-ci ne savait pas « compter les idées – saing nuè – en Baham ».

Or, dire qu’un homme ou une femme ne sait pas « compter les idées » veut en réalité dire dans notre langue que la personne ne réfléchit pas ou encore qu’elle n’est pas douée d’intelligence et de sagesse. On pourrait traduire ce qu’il m’avait dit en Ghomhala par « ce jeune homme ne sait pas réfléchir » ou encore « ce jeune homme ne sait pas penser comme il faut ». Ce qui, au demeurant, est une grosse injure en pays bamiléké, car c’était une manière relativement polie de dire qu’il est très bête, absolument stupide.

En ajoutant qu’il n’était pas étonné que la grande entreprise du défunt n’ait pas survécu à sa mort, il me laissait perplexe, surpris, désorienté.

C’est en l’écoutant me dire calmement pourquoi il pouvait être aussi sévère avec le fils de l’un de ses amis intimes, avec quelqu’un que je savais être un ami commun, un confrère dans l’une des associations coutumières du palais royal Baham, que j’ai rapidement compris pourquoi il avait tant insisté un jour sur le « paradigme du vrai Homme ».

Pour ceux qui s’en souviennent (voir chapitre 1), Té Waffo Bùguong m’avait dit dès le départ, c’est-à-dire lors de la première session de coaching, que pour réussir dans la vie et particulièrement comme entrepreneur, il faut savoir réfléchir rapidement en pensant aux autres.

En effet, face à la triste situation que nous étions en train de vivre à cause des conséquences des fortes pluies de la veille et du jour des funérailles en question, il avait, d’après lui, la confirmation que le « jeune successeur », malgré ses longues études scolaires et universitaires, malgré son doctorat et malgré ses autres nombreux diplômes, ne savait pas réfléchir en pensant aux autres et ne savait non plus rien de l’argent. Pour lui, il ne pouvait par conséquent pas réussir dans l’entrepreneuriat.

De fait, dans le cadre de mes recherches et en discutant avec de nombreux entrepreneurs, j’ai par la suite observé que l’intelligence mentale se subdivise en plusieurs sous-groupes et surtout en deux (sous) intelligences complémentaires, sans lesquelles il n’est pas possible d’atteindre la liberté financière et d’y rester. On a alors d’une part la faculté générale de comprendre et de s’adapter, et d’autre part l’intelligence économique et (surtout) financière (voir deuxième partie du livre).

Normalement, la faculté de comprendre permet de réfléchir, d’analyser, de juger avant d’agir (on devrait d’ailleurs parler des facultés ou des capacités mentales). Il s’agit donc essentiellement de la capacité ou aptitude à analyser, à raisonner, à penser (même de manière abstraite), à imaginer, à visualiser, à utiliser le langage, à maîtriser la parole (art oratoire), etc.

Pour revenir à notre séance improvisée de coaching, je dois dire que Té Waffo Bùguong, constatant que je n’avais pas l’air véritablement convaincu, était allé droit au but, pour me dire d’abord qu’un vrai Homme ne peut et ne saurait « garder les funérailles » de son père pendant 20 ans et les organiser finalement en pleine saison des pluies.

Et il avait raison ! Un homme intelligent, un « vrai Homme vivant », pour utiliser la traduction de l’expression de mon coach, fonctionne sur le mode Réflexion – Action –Réflexion – Action –Réflexion… » Extrait du chapitre 2 du livre « De  La Misère A l’Abondance: Les Secrets des Entrepreneurs Riches, Libres, Heureux et Fiers de l’Etre »

N.B.: Les prochaines sessions de formation de FACOP A1 en 2020 sont prévues en Allemagne, à Dubaï, au Cameroun et au Gabon.
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