fbpx

LE ROI DES BAHAM ET LE ‘’HA’A FU’C, HA’A DZÜ’’  

(Une incarnation de la mentalité de l’abondance)

****************

Les Bamilékés ont dans leur culture cette particularité de célébrer toutes les  formes de réussites, celles bien sûr qui s’obtiennent dans la légalité et dans l’intégrité, dès lors qu’elles profitent d’une manière ou d’une autre à la famille ou à la communauté à laquelle appartient la personne ayant réussi. C’est pour cela qu’il est souvent dit qu’il est juste et bon de rendre hommage à ceux qui le méritent, pendant qu’ils sont encore vivants, afin de les encourager à aller toujours de l’avant, dans la bonne direction. C’est de cette célébration parfois très festive (repas, danses, etc.) qu’ils tirent tous une réelle autorité morale, voire spirituelle.

La 3è édition du Festival LIELA TATOMDJAP  a ainsi été l’occasion de la confirmation de la grandeur d’un Roi, celui des Baham (Feuh pa’a Hom), Sa Majesté POKAM MAX-II, qui fêtait en même temps le 30è anniversaire de son accession au trône royal.

Avec beaucoup d’humilité, il a en effet révélé aux yeux du monde entier qu’il mériterait bien d’être présenté comme étant l’incarnation même de la mentalité de l’abondance, qui se retrouve dans le « Ha’a Fù’c, Ha’a Dzù ».

Pour ceux qui ne le savent pas, il y a lieu de rappeler que le « Ha’a Fù’c, Ha’a Dzu » (qu’on pourrait traduire approximativement par « que la Nature donne des richesses en abondance et de nombreux consommateurs ») est le fondement de la philosophie socio-économique du peuple Bamiléké, une source de la quête permanente pour la prospérité et de la recherche continue de l’indépendance financière qu’on leur attribue.

Il s’agit alors du cadre de référence ou de la lunette à travers laquelle nos ancêtres percevaient le monde, la carte qui les orientait et les conduisait vers la grandeur et la pérennité. C’est dans ce « Ha’a Fù’c, Ha’a Dzù » qu’ils trouvaient la motivation nécessaire pour tirer parti des talents et de la créativité des membres de leur famille, de leur communauté ou de leur royaume (cas des grands Feuh Bamilékés).

Ceux qui, comme moi (membre du Comité d’Organisation du 3è Liela Tatomdjap) ont eu le privilège pendant plusieurs jours d’être proches de Sa Majesté POKAM Max II ont pu découvrir (ou redécouvrir) un roi qui, guidé par la sagesse héritée de ses prédécesseurs, a su mettre résolument tous les Baham sur le chemin de la grandeur et de la prospérité, chemin le moins fréquenté, mais qui de tout temps fait la différence entre ceux qui s’approprient la sagesse  du ‘’Ha’a Fù’c Ha’a Dzù’’ et ceux qui n’ont rien compris, qui ont fait le choix de rester dans la ‘’caverne’’ ou qui n’arrivent pas à se reconditionner pour « sortir de la boite » .

Comment en effet ne pas garder en souvenir l’esprit de partage démontré et encouragé par Sa Majesté avant, pendant et après le Liela Tatomdjap 2016 ?

Comment oublier ses riches discours, la quantité et la qualité des repas offerts tous les jours pendant une semaine, ainsi que la peine donnée, pour accueillir ses invités et ses fils et filles Baham, venus des 4 coins de la planète ?

Comment ne pas rappeler qu’il a prouvé, en actes et en paroles, avoir compris et fait sienne (comme le Roi KAMDEM Guemdjo, nom que je porte fièrement), la vérité selon laquelle « la prospérité consiste d’abord à pouvoir assurer la subsistance en nourriture de ceux dont on a la charge » ?

TRAVAILLER ET VIVRE A BAHAM.

En choisissant ‘’TRAVAILLER ET VIVRE A BAHAM’’  comme  thème principal du festival en question, le Feuh pa’a HOM a sans nul doute voulu mettre fin aux souffrances stupides de tous les Baham qui, s’exilant pour devenir d’éternels migrants malheureux, esclaves volontaires en Occident ou ailleurs, laissent chez eux une terre généreuse, un environnement propice aux affaires et des potentialités énormes (pour tout entrepreneur digne de ce nom et pour tous les artistes).

Ce faisant, il a permis à chacun (originaire de Baham ou non) de prendre conscience  qu’il est difficile de trouver ailleurs que chez soi un cadre plus accueillant et un potentiel plus énorme, pour s’épanouir comme à Baham sans défaillir, pour assurer durablement son bien-être et celui des siens.

Les conférences, tables-rondes et séminaires de formation qu’il a fait organiser du 26 novembre au 2 décembre 2016 ont aussi démontré à suffisance qu’il est effectivement difficile pour les Baham de trouver mieux que leur royaume, pour s’initier à l’entrepreneuriat, avec la certitude de devenir véritablement libre, riche, heureux et fier de l’être.

Des personnalités telles que Messieurs Marcel TOUKAM, Président du Comité d’Organisation du Festival et son Vice-Président Philippe TAGNE NOUBISSI, comme Monsieur Jean Marie SIPOWA, Docteur Clément KOUAM ou encore Maître François TONGUENBO (des messagers du Roi), ont pris la parole  au séminaire du ‘’Future Africa Coaching Program’’ (FACOP), que j’ai eu l’honneur d’animer, afin de conseiller et galvaniser les 75 participants présents. Ceux-ci ne manqueront pas de faire parler d’eux d’ici quelques années, comme des entrepreneurs ayant réussi à Baham ou ailleurs.

Mention spéciale à la Présidente Justine NKONTCHOU et aux membres de la Mutuelle TCHOMZEGNE de Yaoundé. Le Feuh pa’a Hom a permis à ces braves dames de montrer qu’il a raison de croire aux possibilités de croissance de tous les Baham, en santé et en paix. Elles ont su utiliser des exemples et des explications à la portée de tous, pour montrer que la mutualisation des ressources est l’un des principaux facteurs de réussite à Baham comme dans le monde entier.

Personnellement, je dois dire que le Feuh pa’a Hom m’a aidé à comprendre, quelques jours après le festival, pourquoi ceux qui ont la mentalité de la pauvreté ou du rationnement éprouvent tant de mal à apprécier à sa juste valeur la réussite des autres et surtout de leurs proches. Sa Majesté, lors d’une rencontre en présence de Té Wabo Sa’a Kayo de Ngouogoua, alors que nous évoquions certaines critiques absolument non fondées, nous a en effet expliqué comment  le succès des uns pouvait signifier pour d’autres leur échec, comment un état d’esprit loin du ‘’Ha’a Fu’c, Ha’a Dzù’’ rend certaines personnes incapables de se réjouir sincèrement du succès d’autrui…

Dzé’e M’belang !!! (Merci Majesté).

Baham, le 1er janvier 2017.

Souop Soffo Sa’a Mekù (Lucas Kamdem).