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APPRENDRE ET DÉSAPPRENDRE AVEC FACOP
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Du 20 avril au 23 mai 2017, lors d’une «tournée» qui m’a respectivement conduit en France, au Canada et en Allemagne, j ‘ai eu la joie de découvrir combien certains membres du Future Africa Coaching Program (FACOP), formés en septembre et octobre 2016, ont changé positivement, parfois radicalement. Il s’agit en particulier de ceux qui ont manifestement très bien compris qu’ils ne peuvent plus, pour devenir de «vrais homme» financièrement indépendants, compter uniquement sur le montant d’argent (salaire net), inscrit sur leurs bulletins de paie , chaque mois ou toutes les deux semaines.
Six mois après les premiers séminaires introductifs du FACOP, ils se sont effectivement engagés sur le chemin de la grandeur et de la prospérité, en s’engageant concrètement dans la création des richesses, à travers leurs propres entreprises ou à travers de petites activités (initiatives ) génératrices d’autres revenus que le salaire. Pour moi et pour mes collaborateurs c’est une source incontestable de «salaire spirituel».
Malheureusement, pendant ce voyage, j’ai aussi réalisé qu’ils sont encore très nombreux à avoir de la peine à mettre en pratique les acquis reçus, même simplement au niveau mental et comportemental, tant et si bien que je me demande s’ils ont vraiment bien compris le processus à suivre pour «sortir de la caverne», changer de paradigme et se faire une place au soleil (même une toute petite place). La caverne symbolise ici un monde de servitude (parfois volontaire), comme dans l’allégorie du même nom créé par Platon, un monde dans lequel les Africains concernés vivent dans la dépendance notamment financière, dans un esprit de pauvreté et de frustration permanente. Le soleil au FACOP symbolise quant à lui un monde de liberté, d’épanouissement, de sagesse, d’intelligence, de prospérité et d’abondance.
A ce propos, je me trouve obligé de revenir sur l’une des étapes essentielles du processus de croissance, une étape à franchir impérativement avant tout engagement sur le chemin de l’entrepreneuriat: Le reconditionnement.
En effet, ma conviction née de mon expérience et de mes recherches est qu’avant de devenir créateur de richesses, comme industriel (ou entrepreneur quel que soit le domaine), il y a un travail personnel préalable de reformatage, de reconditionnement, de reconstruction.
Quand on a passé dix, vingt, trente, voire quarante ou cinquante ans dans la caverne, en croyant à des inepties, en assimilant des supposées connaissances inefficaces ou destructrices de notre dignité, pass est conditionné / formaté à perdre l’estime de soi, doit avoir appris des choses erronées ayant créé en nous une mentalité de pauvre, un esprit de manque et d’esclave, il faut d’abord avoir le courage de reconnaitre son malheureux et triste état (prise de conscience). Puis, sachant qu’on peut désapprendre, qu’on peut volontairement se reformater, se reconditionner, il est indispensable d’utiliser les outils adaptés (exercices) pour y arriver, pour observer des résultats concrets.
Dans ce cas, en se souvenant de la leçon sur le thème «savoir ou savoir faire et ne pas faire c’est ne pas savoir), il y a lieu de comprendre que ceci n’est pas vrai seulement dans le domaine des techniques à appliquer pour produire ceci ou cela, dans l’industrie ou ailleurs, mais aussi et surtout au niveau de la mentalité, de l’état d’esprit, comme dans ce qui est désigné par «mentalité financière» lors des formations d’éducation financière du FACOP. Il en est de même pour les exercices du matin (six étapes avant le petit déjeuner) que je recommande fortement à chaque session FACOP.
Ainsi, il est clairement question d’entrer dans un processus continu où la connaissance première répond seulement au «quoi», ensuite à «que faire» et «pourquoi», avant le savoir-faire qui suppose qu’on peut le faire, c «est-à-dire que l’on sait effectivement« comment faire ».
En second lieu, il est tout aussi impératif d’avoir un désir ardent de désapprendre, de se reformater, de se reconditionner: c’est le «vouloir faire». A ce stade, le phénomène de visualisation entre en marche. On constate qu’on a changé de lunettes, qu’on a changé de vision du monde, qu’on a véritablement changé de paradigme. On ne voit donc plus les choses comme avant. On n’est déjà plus la même personne. On voit les choses autrement, y compris celles qu’on désire et qui pourtant n’existent pas encore, qui ne peuvent pas être vues par tout le monde.
Au fur et à mesure que le membre FACOP applique les leçons apprises lors de la formation, notamment en se nourrissant des lectures recommandées, il prend de plus en plus conscience du fait qu’il a été jusque-là un idiot, un ignorant qui croyait savoir. Il découvre la gravité de sa situation, mais surtout celle des personnes restées dans la caverne. Il cherche toujours plus à comprendre et, inévitablement, parvient à la phase de la dissociation: Si c’est Kamdem (moi), je reconnais rapidement que je ne suis plus le même Kamdem qu’avant le séminaire FACOP. Je comprends aussi, en fonction des sources de conditionnement passé, que je ne suis pas mon père ou mon grand-père, ma mère ou ma grand-mère, mon pasteur ou mon curé, ma maîtresse ou mon maître d’école, etc. Je comprends que je ne suis ni Français ni Américain, ni Chinois ni Grec, mais que je suis moi: Africain, Bamiléké, notable à la cour royale Baham, FACOP, etc. J’accepte fortement que je suis moi et pas quelqu’un d’autre, avec tout ce que cela comporte, bien que tous les changements voulus ne peut pas ne pas tenir compte de mon histoire et de mon environnement. Je reconnais en même temps l’altérité de chacun.
En dernier lieu (troisième phase), il faut enfin se lancer concrètement vers son objectif, en réalisant ce qu’on a voulu ardemment faire. C’est le premier vrai pas vers la réussite. Il faut donc arriver aux actes concrets, des actes d’abord intimes comme les «six étapes avant le petit déjeuner» qui permettent de modifier sa programmation (reprogrammation), de modifier ses émotions et son mode de penser et d’agir. Puis, on passe aux actes perceptibles par d’autres personnes, comme changer radicalement de comportement, par exemple par une entrée dans une simplification «visible» de sa vie, en diminuant (provisoirement) son train de vie, pour appliquer un plan de création de son entreprise. Un autre acte concret de base peut simplement consister à s’astreindre à une discipline de vie rigoureuse (arrêter de fumer, de se droguer ou de consommer beaucoup trop d’alcool, etc.). Autre exemple d’un acte simple perceptible c’est consacrer impérativement 60 minutes au moins par jour à la lecture des livres conseillés lors du séminaire FACOP, ceci tous les jours de la semaine, quoi qu’il arrive.
De fait, ce n’est qu’en application des actes visibles et mesurables (nombre de pages lu par exemple) qu’on sortira enfin de la caverne. C’est en agissant dans le bon sens qu’on commence véritablement à «penser en dehors de la boite», qu’on parta de la dépendance à l’indépendance, puis à l’interdépendance. En tant que «vrai homme» ou «vraie femme», en tant que «personne entière», en tant que FACOP, on entrera alors dans un monde de coopération créatrice, avec d’autres FACOP ou encore avec d’autres personnes sorties aussi de la caverne, pour devenir des Africains ou des Afro-descendants libres, riches, heureux et fiers de l’être, pour devenir de vrais hommes et de vraies femmes disposés à se former sans cesse et à partager, afin de remettre l’Afrique debout, libre politiquement et économiquement, pour le bien de toute l’humanité.
Grâce au FACOP, c’est bien d’une forte contribution à la construction d’un monde nouveau qu’il est question, un monde de prospérité et d’abondance. Une telle construction commence donc au niveau personnel, puis progressivement progressivement sur l’entourage proche (famille, amis et connaissance), sur la communauté à laquelle on appartient, sur une ville, une région, un pays, sur l «Afrique et enfin sur le monde.
Souop Soffo Saa Mekù (Lucas Kamdem) à Baham, le 04 juin 2017.

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